Bruxelles accouche d’un gouvernement d’austérité : un milliard d’économie
Plus de 600 jours après les élections du 9 juin 2024, un accord a finalement été conclu pour former un nouveau gouvernement bruxellois. Si le PTB prend acte de la fin d’une crise politique interminable, il met en garde contre le cap annoncé : la réduction d’un milliard d’euros du déficit d’ici 2029. Premier parti d’opposition en Région bruxelloise, le PTB sera vigilant et combatif pour éviter que la facture ne soit présentée aux travailleurs, aux ménages et au tissu associatif.
“Après plus de 600 jours sans gouvernement, il aura fallu trois jours de conclave pour accoucher d’un accord. Mais un gouvernement, ce n’est pas une fin en soi : tout dépend du projet qu’il porte”, déclare Françoise De Smedt, cheffe de groupe PTB au Parlement bruxellois. “Nous restons très attentifs sur les mesures que va prendre ce nouveau gouvernement où les partis de l'Arizona sont bien représentés, avec le MR, Les Engagés, Vooruit et le CD&V. Car ils parlent bien de réduire d’un milliard d’euros le déficit d’ici 2029, faire un milliard d’économies c’est énorme”.
“Couper un milliard, c’est potentiellement couper dans le logement accessible, dans le fonctionnement de la STIB, dans les services publics et dans le tissu associatif bruxellois”, poursuit Françoise De Smedt. “Les habitants de Bruxelles paient déjà aujourd’hui le prix des coupes faites en 2025. Ils ne doivent pas payer encore une fois le fait que Bruxelles est surtout définancée depuis des années”. Le PTB souligne que la réduction du déficit pourrait également passer par des hausses de tarifs ou des nouvelles taxes : “Ce qui est annoncé pour l’instant, ce ne sont que les “bonnes nouvelles”, l’arbre qui cache la forêt, comme l’augmentation de la prime be home, ou encore la réduction de l’IPP. Mais où va être pris cet argent ? Au détriment de quoi ?” poursuit l’élue de gauche.
“Comme premier parti d’opposition en Région bruxelloise, le PTB sera du côté des travailleurs, des ménages et du secteur associatif pour défendre un tout autre projet pour Bruxelles”, conclut Françoise De Smedt. “Nous défendrons un meilleur refinancement des communes, un vrai accès au logement, une STIB moderne et efficace et un tissu associatif riche. Il existe des alternatives ambitieuses et crédibles pour renforcer les recettes sans frapper les travailleurs bruxellois et leurs familles. Nous ne lâcherons rien”.