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Le gouvernement Dilliès abandonne Cuba face au blocus criminel des Etats-Unis : le PTB dénonce cette complicité

Rédigé par Admin | 18 mars 2026

Le nouveau ministre-président bruxellois, Boris Dilliès (MR), a annoncé la fermeture du bureau du délégué général de la Région Bruxelles-Capitale à La Havane, au moment même où Cuba subit une asphyxie économique totale orchestrée par les États-Unis. Une décision qui, loin d’être anodine, marque un alignement préoccupant avec une politique internationale injuste et brutale, dénonce la cheffe de groupe du PTB au Parlement bruxellois Françoise De Smedt.

« Ce que vivent aujourd’hui les Cubaines et les Cubains est un véritable crime contre l’humanité. Les États-Unis organisent méthodiquement la privation d’accès à l’énergie et aux ressources essentielles dans le but d’asphyxier tout un peuple et de le soumettre par la force à leurs intérêts. Des besoins essentiels comme des médicaments manquent, les hôpitaux ont de plus en plus de mal à fonctionner. Dans ce contexte dramatique, fermer le bureau de La Havane n’est pas une simple mesure administrative : c’est un signal politique clair, celui de l’abandon et de la complicité », poursuit Françoise De Smedt, cheffe de groupe du PTB au Parlement bruxellois.

« Plutôt que de dénoncer ces crimes des Etats-Unis et de contribuer à un élan de solidarité internationale, le MR choisit une fois de plus de se ranger du côté des bourreaux. C’est un choix indigne pour Bruxelles, une ville qui se veut pourtant ouverte sur le monde et attachée aux droits humains. Le gouvernement aurait dû au contraire renforcer les liens, soutenir des initiatives humanitaires et affirmer notre indépendance face aux pressions américaines. Une solidarité qui s’organise d’ailleurs avec le départ récent vers Cuba de tonnes d’aide humanitaire grâce au Nuestra América convoy to Cuba, un convoi humanitaire rejoint par des délégations du monde entier, dont le député européen du PTB Marc Botenga », ajoute Françoise De Smedt.

Et de poursuivre : « Pour rappel aussi, la position officielle de la Belgique a toujours été de soutenir les résolutions de l’ONU demandant la levée du blocus illégal qui sévit sur Cuba depuis 1962 ».

« Nous regrettons profondément que le PS, pourtant membre du gouvernement de Boris Dilliès, n’ait pas empêché cette décision au sein de l’exécutif bruxellois. Face à une telle situation, le silence et l’inaction ne sont pas neutres : ils participent à la complicité. Bruxelles doit être du côté des peuples qui résistent, pas de ceux qui les écrasent », conclut Françoise De Smedt.