Licenciement abusif chez Kone:

Licenciement abusif chez Kone: 

3 juillet 2019

La direction de Kone, entreprise finlandaise basée à Bruxelles et spécialisée notamment dans les ascenseurs et portes de garage, a décidé lundi de licencier pour motif grave le délégué syndical porte-parole de la FGTB. Le motif avancé par la direction est que le délégué ne portait pas sa casquette de sécurité alors qu’il faisait particulièrement chaud et qu’il n’y avait pas de danger direct.

 

« Ce licenciement est scandaleux Â», dĂ©clare Maria Vindevoghel, nouvelle dĂ©putĂ©e fĂ©dĂ©rale PTB et ancienne syndicaliste Ă  la Sabena.
« On utilise un faux motif pour Ă©liminer un dĂ©lĂ©guĂ© qui dĂ©range la direction parce qu’il se bat pour des conditions de travail dignes pour les travailleurs de Kone. Il est temps que les dĂ©lĂ©guĂ©s syndicaux de notre pays soient bien mieux protĂ©gĂ©s lĂ©galement. C’est une question dĂ©mocratique essentielle ».

La direction n’en est pas assez Ă  son coup d’essai. Elle a dĂ©jĂ  essayĂ© de licencier Ă  deux reprises des dĂ©lĂ©guĂ©s de cette manière afin d’affaiblir les travailleurs. Â« La tentative actuelle de la multinationale finlandaise montre que la protection actuelle des reprĂ©sentants syndicaux n’est pas suffisante. Trop souvent, de nombreuses directions dĂ©cident simplement de payer des indemnitĂ©s afin de se dĂ©barrasser d’eux Â», explique Maria Vindevoghel.

C’est pourquoi le PTB réintroduira sa proposition de loi visant à renforcer la protection des représentants syndicaux. Elle contient notamment la nullité du licenciement si le travailleur a obtenu gain de cause devant un tribunal du travail. La direction aurait donc l’obligation de réintégrer le délégué sous peine d’astreintes. Ce système s’inspire de ce qui se fait chez nos pays voisins en matière de protection des délégués.
 Â« A un an des Ă©lections sociales, il est urgent de faire adopter une telle loi en Belgique. Elle permettrait de limiter les attaques que subissent les syndicalistes tous les jours. Â»

« Les travailleurs ont raison de se battre contre cette attaque inacceptable de la direction. Celle-ci tente de museler les travailleurs en s’attaquant directement Ă  leurs reprĂ©sentants. Nous apportons notre soutien total au personnel de Kone Â», termine Maria Vindevoghel.