Pas d'argent pour les Bruxellois.es, 818.000 € pour une consultante : le double discours de Dirk De Smedt

Pas d'argent pour les Bruxellois.es, 818.000 € pour une consultante : le double discours de Dirk De Smedt

16 juillet 2026

Alors que Dirk De Smedt (Anders) répète depuis des mois qu'il n'y a plus d'argent pour le logement, la mobilité ou les services publics, la presse révèle qu'il a recruté une consultante informatique à plus de 1.200 euros par jour — un marché de 818.320 euros jusqu'en 2029. Pour Françoise De Smedt, cheffe de groupe PTB au Parlement bruxellois : « Avec Dirk De Smedt, l'austérité, c'est pour les Bruxellois·es. Les largesses, c'est pour son cabinet. Pour lui une consultante hors de prix, pour vous des taxes en plus comme la vignette.”

« Depuis des mois, ce gouvernement nous répète qu'il n'y a plus d'argent. Pas d'argent pour construire du logement public, pas d'argent pour améliorer la mobilité, pas d’argent pour Bruxelles Propreté,... Mais quand il s'agit de s'offrir une consultante à plus de 1.200 euros par jour — près du double du tarif moyen du secteur — là, soudainement, les caisses sont pleines. C’est quoi ce deux poids deux mesures? », dénonce Françoise De Smedt.

Le PTB rappelle que ce même ministre demande aux Bruxellois·es de mettre la main au portefeuille : les amendes LEZ ont repris et continuent de sanctionner financièrement les ménages qui n'ont pas les moyens de changer de véhicule, et une nouvelle vignette routière est désormais annoncée.

« Nous avons un ministre des finances qui se permet de contourner les règles et qui dans le même temps pour rappel touche toujours ses indemnités de logement et de domesticité, mais qui de l’autre coté fait payer de plus en plus les Bruxellois et les Bruxelloises. Il a remis en place les amendes LEZ à 350 euros et annonce maintenant l’arrivée de la vignette routière qui clairement ne sera pas compensée.»

Pour le PTB, cette affaire illustre une méthode : austérité pour les un·es, largesses pour les autres. « Il ne peut pas expliquer aux Bruxellois·es qu'il faut se serrer la ceinture, sanctionner leurs déplacements et bientôt les taxer plus sur les routes, tout en s'octroyant en interne des salaires de consultance qui dépassent ceux de plusieurs ministres réunis. La rigueur budgétaire, chez Dirk De Smedt, semble avoir un sens à géométrie variable : stricte pour les services publics, inexistante pour son propre entourage », conclut Françoise De Smedt.

Le PTB annonce qu'il interpellera le ministre Dirk De Smedt sur ce dossier lors de la prochaine séance plénière du Parlement bruxellois et demande la publication immédiate et complète de la composition de son cabinet.