Le PTB révèle les derniers chiffres officiels (en annexe), et ils sont sans appel : 59.096 ménages sont aujourd’hui sur liste d’attente pour un logement social à Bruxelles.
Françoise De Smedt, cheffe de groupe PTB au Parlement bruxellois: « Les informations révélées par la presse sont plus qu’alarmantes. Pour combler un trou budgétaire, le gouvernement bruxellois s’apprête à vendre près de 200 millions d’euros de bâtiments publics appartenant à la SLRB. Or, une partie de ces immeubles était destinée à la création future de logements sociaux. C’est une décision à court terme qui sacrifie l’avenir. Vendre aujourd’hui ce qui devait permettre de loger demain des milliers de familles, c’est une faute grave. »
Et de poursuivre: « Le ministre du Budget, Dirk De Smedt (OpenVld) affirme vouloir mettre le logement social ‘à la diète’ parce qu’il serait soi-disant ‘obèse’. Parler d’un secteur ‘obèse’ quand 60.000 ménages attendent un logement est totalement indécent. C’est une déclaration choquante quand on regarde la réalité du terrain. Le logement social bruxellois est asphyxié, pas obèse. »
Françoise De Smedt: « Grâce à nos questions, nous avons obtenu les derniers chiffres officiels (en annexe), et ils sont sans appel : 59.096 ménages sont aujourd’hui sur liste d’attente pour un logement social à Bruxelles. 27 757 ménages attendent un logement une chambre, 13 107 un deux chambres, 10 020 un trois chambres, 5 443 un quatre chambres, … Les temps d’attente atteignent 9 à 13 ans selon le type de logement. Voilà la réalité que le gouvernement refuse de voir. Des dizaines de milliers de familles attendent depuis des années un logement abordable, mais le gouvernement bruxellois choisit de rassurer les marchés financiers plutôt que de garantir un droit fondamental. »
Et de conclure: « On ne résoudra pas la crise du logement en vendant le patrimoine public. On ne résoudra pas la crise du logement en faisant payer les locataires sociaux.
Il faut au contraire un choix politique clair en faveur du logement public. Pourquoi s’attaquer au bien commun au lieu de le protéger? Il y a d’autres choix à faire pour faire des économies, comme rationaliser les institutions bruxelloises, réduire drastiquement l’appel aux consultants privés, … Il y a aussi d’autres choix à faire pour obtenir des recettes en augmentant notamment les charges d’urbanisme. Mais là-dessus on ne les entend pas. »