Coronavirus dans les maisons de repos : le PTB demande une commission d'enquête au parlement

Le PTB a demandé aux parlements flamand, wallon et bruxellois d'examiner la gestion de la crise du coronavirus dans les maisons de repos au moyen d'une commission d'enquête.

«A Bruxelles, la surmortalité dans les maisons de repos est plus élevée que dans le reste du pays. Plusieurs éléments doivent être examinés attentivement dans la gestion de cette crise par les pouvoirs publics » poursuit Françoise De Smedt, cheffe de file du PTB au Parlement bruxellois. « C’est par exemple le cas du manque de masques et de matériel de sécurité en général. Un élément qui a véritablement été difficile à vivre pour les soignants. Et je pense aussi bien sûr au dépistage qui a été une demande forte du secteur et qui n’a été organisé que bien trop tardivement. D'autre part à Bruxelles, le retard sur le planning prévu par le gouvernement pose aussi question. »

Le coronavirus a frappé fort dans les maisons de repos. Au 26 mai 2020, à Bruxelles, ce sont 636 résidents qui sont décédés de cette maladie. Pendant des semaines, les rapports sur les pénuries d'équipements de protection, le manque de tests et le manque de soutien au personnel soignant se sont succédé très rapidement.

Le PTB veut ces commissions d'enquête pour découvrir comment les choses ont pu empirer à ce point. "La direction, le personnel, leurs familles et le grand public ont eu le sentiment que les mesures visant à empêcher le coronavirus d'entrer dans les maisons de repos étaient trop limitées et trop tardives", déclare Françoise De Smedt, cheffe de fil du groupe PTB au Parlement bruxellois. "En conséquence, une situation dramatique s'est produite dans les maisons de repos. Nous voulons examiner les causes de ces drames. Il s'agit aussi d'une démarche d'amélioration afin d'être préparé de manière optimale à d'éventuelles nouvelles vagues d'infection.” explique la députée de gauche.

Le PTB distingue trois grandes sources de responsabilités politiques en ce qui concerne la lutte contre le virus dans les centres de soins résidentiels : l'équipement de protection, l’enjeu du personnel et le dépistage. Nous ajoutons également une quatrième catégorie qui peut être une conséquence des responsabilités politiques : la surmortalité. Il est essentiel d'enquêter pour savoir si des décès auraient pu être évités, et il faut en tirer des leçons pour éviter cela à l'avenir. Un dernier élément que le PTB veut examiner est aussi le bon fonctionnement de la concertation sociale qui est bien sûr essentiel en période de crise.

Françoise De Smedt appelle les autres partis de leur parlement respectif à soutenir la demande de ces commissions d'enquête. "Nous espérons vraiment que tout le monde saisira cette occasion, quelles que soient ses affiliations politiques. Une tragédie a eu lieu dans nos maisons de repos. Les résidents, leurs familles et le personnel ont le droit de savoir comment cela s'est passé. La question est aussi de savoir si des mesures d’anticipation auraient pu limiter le nombre de victimes au sein des maisons de repos et les difficultés vécues sur le terrain, et surtout, quelles mesures prendre pour l'avenir".

 

Voici la proposition qui a été envoyée au parlement bruxellois pour demander la création d'une commission d'enquête.


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