Découvrez les 11 élus du PTB qui porteront la voix des travailleurs au Parlement bruxellois

Au Parlement régional bruxellois, comme dans tout le pays, la percée rouge vif se traduit par l'arrivée de nouveaux élus de la gauche authentique. Avec près de 5% du côté néerlandophone et plus de 13% du côté francophone, la fraction du PTB compte désormais 11 élues et élus qui se feront pendant 5 ans le relais des travailleurs. Découvrez leur portrait.

Françoise De Smedt, 44 ans, ancienne physicienne d'hôpital et cheffe de groupe, se réjouit de la diversité de son équipe : « Parmi nos élus, on retrouve des travailleurs du secteur privé et du secteur public, des syndicalistes, des ouvriers et des intellectuels mais toujours des gens investis et engagés, qui connaissent la réalité des travailleurs car ils la vivent chaque jour.  Et nous comptons bien, tous ensemble, faire entendre la voix de la rue au Parlement pendant les 5 prochaines années. »

Françoise De Smedt assure par ailleurs qu'elle reprendra en main les compétences du logement, l'une des principales priorités du PTB étant de faire baisser les loyers.

Dans sa tâche, la cheffe de groupe sera épaulée par une équipe de 10 élus du peuple. Et Youssef Handichi, cet ancien chauffeur de bus à la STIB, Jettois et père de quatre enfants, qui entame son deuxième mandat PTB sur les bancs du Parlement, ne sera bientôt plus le seul ouvrier au Parlement. « Nous sommes très fiers que Francis Dagrin, travailleur chez AUDI, nous rejoigne dans l'hémicyle. Après toute une carrière comme ouvrier de production et syndicaliste, Francis, qui vit à Forest, connaît parfaitement la réalité du monde du travail. Il est la personne idéale pour porter nos revendications en matière d'emploi, entre autres. Youssef de son côté continuera à relayer la parole des travailleurs de la STIB et à mener la bataille pour les transports gratuits. »

 

Les autres élus du PTB*PVA au Parlement bruxellois

Stéphanie Koplowicz, 42 ans, bilingue, est conseillère communale PTB à Forest. Après des études artistiques, elle travaillé pendant 15 ans comme indépendante dans le secteur des arts et de la communication. Maman d'un enfant en situation de handicap, elle se battra pour une société inclusive.

Jean-Pierre Kerckhofs, 55 ans, est enseignant et était jusqu'il y a peu président de la CSC Enseignement Bruxelles. Ce professeur de physique est aussi le président et fondateur de l'Appel pour une École démocratique (APED). Il continuera au Parlement son combat contre les inégalités sociales dans notre enseignement et ira siéger à la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Elisa Groppi, 34 ans, institutrice, est active à la CGSP Enseignement. Cette Scharbeekoise est engagée dans la lutte contre les inégalités scolaires et pour de meilleures conditions de travail. Préoccupée par la question du climat et l'avenir de ses deux filles, elle a été également active dans Teachers for Climate. Son engagement pour un enseignement égalitaire a commencé au Conseil étudiant de sa Haute Ecole et n'a plus cessé depuis.

Petya Obolensky, 37 ans, est travailleur social depuis de nombreuses années et vit à Etterbeek. Son terrain de prédilection est la lutte contre le racisme et les discriminations. Il est l'un des moteurs de la Marche contre le Racisme et a mené, avec le PTB, la campagne Samira-Cécile pour dénoncer les discriminations à l'embauche et imposer des mesures telles que le testing pro-actif pour lutter contre ces discriminations.

Luc Vancauwenberge, 62 ans, premier suppléant, remplace Ahmad Haagiloee qui a choisi de ne pas sièger. Luc, fonctionnaire au Ministère des Finances, parfait bilingue et syndicaliste de longue date, est père de deux garçons. Il est aussi conseiller communal PTB à Molenbeek, commune dans laquelle il a mené avec le PTB une lutte pour interdire la collaboration avec G4S, société active dans les territoires palestiniens occupés.

Caroline De Bock, 26 ans, conseillère communale PTB à Ixelles, est institutrice et finalise un master en Etude de genre, qui témoigne de son combat pour l'égalité femmes-hommes. En tant que dirigeante de COMAC (le mouvement des jeunes du PTB) à l'ULB, elle a également participé à l'occupation du campus de la Plaine pour s'opposer à la vente d'espaces verts à des promoteurs privés.

Leila Lahssani, 32 ans, est conseillère communale PTB à Schaerbeek. Cette avocate, jeune maman, est spécialisée dans le défense du droit de grève et la lutte contre le dumping social et l’égalité femmes-hommes. Elle a également été la porte-parole de la plate-forme « Trump not welcome » qui a mené des actions pour protester contre la venue de Donald Trump en Belgique.

Comme le rappelle Françoise De Smedt, les 11 élus seront aussi là pour rappeler le caractère unitaire et national du PTB: « Nous sommes vraiment contents d'avoir Jan Busselen, élu du côté néerlandophone, avec nous dans la fraction. Cela permet de rappeler le bilinguisme de notre parti et de lutter contre toutes les tendances régionalistes qui sont présentes aussi à Bruxelles. » Jan Busselen, le deuxième Jettois de la fraction, a 40 ans et est père de deux enfants. Musicien professionnel, connu pour son engagement dans Hart Boven Hard, il sera donc le 11ème élu de la fraction bilingue de travailleurs du PTB qui s'apprête à prêter serment au Parlement bruxellois.

 

Ahmad : « J'étais candidat à la 53ème place pour soutenir la liste du PTB. J'ai décidé de ne pas siéger. Mais heureusement, le Parti est un collectif et je suis très content que Luc ait accepté de me remplacer. Je le connais personnellement et je suis sûr qu'il fera un très bon travail avec toute l'équipe. Son expérience dans le service public sera un grand atout. »



 


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  • Irène Kaufer
    a commenté 2019-05-31 16:11:27 +0200
    Françoise, ce serait sympa d’habituer les camarades à l’écriture inclusive. « Parmi nos élu·es, on retrouve des travailleur·ses du secteur privé et du secteur public, des syndicalistes, des ouvrier·es et des intellectuel·les mais toujours des gens investis et engagés, qui connaissent la réalité des travailleur·ses car ils la vivent chaque jour. Et nous comptons bien, tous ensemble, faire entendre la voix de la rue au Parlement pendant les 5 prochaines années. » Parce que, dans la “voix de la rue”, il ne faut jamais effacer la voix des femmes (et si ça paraît compliqué, je suis prête à venir donner une petite formation…)

Prêt.e pour la grande vague du changement social ?