Interpellation citoyenne au parlement bruxellois : le PTB tend la main aux partis de gauche “pour rejeter le CETA une bonne fois pour toute”

Ce jeudi, des citoyens ont été entendus au parlement bruxellois : ils ont récolté 5 000 signatures pour pouvoir demander aux députés de rejeter le CETA (le traité de libre échange entre l’UE et le Canada, similaire au TTIP avec les USA). Les citoyens ont rappelé que le CETA, même s’il n’est pas encore ratifié par tous les parlements, est déjà en application. Le PTB soutient la demande des citoyens d’organiser une consultation populaire. Le parti de gauche rappelle qu’il a introduit une proposition de loi qui le permettrait, mais que ça n’a pas encore été discuté au parlement. Le PTB est aussi intervenu pour tendre la main aux élus PS, Ecolo, sp.a et Groen afin de “passer des paroles aux actes” en “sortant le CETA du frigo” et “en votant contre, une bonne fois pour toute”.

Youssef Handichi, député PTB au parlement bruxellois, était présent en commission pour écouter les citoyens pétitionnaires. Il raconte : “Les citoyens demandent une consultation populaire sur le CETA. Nous aussi ! Sauf que la majorité n’a pas encore daigné discuter de notre proposition de loi qui permettrait d’organiser une telle consultation. Nous avons aussi tendu la main aux élus PS, Ecolo, sp.a et Groen et leur avons lancé le défi de passer des paroles aux actes : nous avons maintenant le pouvoir de sortir le CETA du frigo, de le soumettre au vote du parlement bruxellois et de voter contre, pour le rejeter une bonne fois pour toute. Ce serait cohérent avec les déclarations de ces partis qui avaient même voté une résolution de principe contre le CETA en 2016. Nous aurions une majorité au parlement contre le CETA et pourrions mettre de sérieux bâtons dans les roues de la Commission Européenne. Pourquoi les autres partis reportent-ils le vote du CETA à Bruxelles et en Wallonie alors qu’il est déjà entré en application et qu’il y a urgence pour l’arrêter ?!”

Le député du parti de gauche se veut alarmant sur le CETA qui est déjà entré en vigueur sans ratification de tous les parlements : “Ce traité de libre-échange doit être rejeté : il vise à abaisser nos normes sociales, environnementales et sanitaires en accroissant la concurrence et le pouvoir des grands monopoles ; il instaure aussi des cours de justice privées pour que les multinationales puissent attaquer les Etats. Il y a donc urgence à s’y opposer formellement. Il n’est pas normal que systématiquement, quand de gros intérêts financiers sont en jeu, la Commission Européenne et les gouvernements passent en force, sans processus démocratique.”

Pour rappel, la société civile s’est mobilisée massivement et à l’échelle internationale contre le CETA, depuis 2015.


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