La majorité bruxelloise refuse d’accorder 30 millions d’euros pour répondre à l’urgence dans les maisons de repos

Lundi 13 juillet, le Parlement bruxellois examinait les aspects budgétaires du “plan de relance régional” de la majorité. Le PTB a saisi l’occasion pour proposer un amendement budgétaire de 30 millions d’euros - 15 millions pour engager du personnel et 15 millions pour une revalorisation salariale - afin de refinancer le secteur des maisons de repos. La majorité PS-ECOLO-DéFi-Groen-spa-openVLD a rejeté la proposition du parti de gauche. Le PTB se dit déçu que la majorité n’entende pas l’urgence de la situation ni les appels du secteur.

Françoise De Smedt, cheffe de groupe PTB au parlement bruxellois : “Des mesures d’urgence uniques sont nécessaires pour soutenir le secteur mais le peu qui est prévu dans le plan actuel, à peine 6 millions d’euros, montre que le gouvernement bruxellois n’a pas pris la mesure de l’urgence de la situation dans nos maisons de repos. ”


“En effet, explique Françoise De Smedt, il faut d’urgence revaloriser les statuts et revoir les normes d’encadrement, pour permettre au personnel d’assurer son travail dans de meilleures conditions. Ce budget de 30 millions supplémentaires que nous avons proposé est aussi indispensable pour se préparer à affronter dans des conditions dignes une potentielle seconde vague de Covid. Avec ces 30 millions supplémentaires la majorité avait l’occasion d’apporter une bouffée d’oxygène au personnel du secteur et de poser les premiers jalons d’une transformation profonde. Ce refus est un manque de respect pour ce secteur et nos aînés gravement touchés par la crise.”


Et de poursuivre : “Le gouvernement prétend qu’il y aura des suites et que des budgets ‘sont prévus’. Mais qu’il en montre la couleur alors ! Et rapidement. Car c’est maintenant que les fonds doivent commencer à arriver sur le terrain. Les travailleuses et travailleurs du secteur sont traumatisés de la crise du Covid 19. On les a envoyé au front, sans protection. Ils ont dû pallier le manque de matériel, une gestion chaotique de la crise, l’absence des collègues malades... Et tout cela alors que le secteur est déjà fragilisé par des normes d’encadrement trop basses et une surcharge de travail. Ils et elles méritent le respect.”

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