Le PTB dépose une résolution au Parlement bruxellois pour des écoles bilingues

Ce matin, les députés bruxellois du PTB ont déposé au Parlement une résolution pour stimuler les communes à instaurer l'enseignement en immersion. Selon le parti de gauche, il est temps que Bruxelles, une région officiellement bilingue, joigne le geste à la parole et généralise le bilinguisme via, notamment, l'enseignement.

Bruxelles est une région officiellement bilingue. Mais la plupart des enfants bruxellois n'ont pas accès à un enseignement bilingue de qualité. « Le résultat est que la majorité des adolescents qui finissent leur parcours scolaire ont une connaissance trop superficielle de l’autre langue (Français ou Néerlandais) pour pouvoir se comprendre. » selon Françoise De Smedt, députée PTB au Parlement bruxellois et tête de liste pour les prochaines élections régionales.

Selon Actiris, seul un demandeur d'emploi sur dix affirme avoir une bonne connaissance des deux langues nationales tandis qu'une offre d’emploi sur deux à Bruxelles exige des connaissances linguistiques. « C'est pourquoi, nous introduisons au Parlement bruxellois une résolution qui incite les communes à instaurer l'enseignement en immersion. Parce que le bilinguisme augmente les chances de trouver un emploi et de faire face aux discriminations à l’embauche.»

En Europe, le principe d’immersion, connu sous le nom EMILE (Enseignement de Matières par l'Intégration à une Langue Etrangère) gagne du terrain. « Dans une «école en immersion», plusieurs cours sont donnés en néerlandais. Par exemple, les cours de gymnastique en néerlandais, ou de géographie. Les élèves apprennent la langue de manière naturelle. Et contrairement au système classique, l’immersion permet un meilleur niveau de maitrise de la deuxième langue. » explique Françoise De Smedt.

Et de poursuivre: « Non seulement le niveau de la deuxième langue s'améliore, mais le niveau des élèves en général augmente. Selon les experts, la méthode EMILE permet d'activer plusieurs domaines dans le cerveau. Le résultat est que les élèves parlent à la fois mieux une deuxième langue, mais ils obtiennent également de meilleurs résultats en mathématiques par exemple. »

« Le nombre d’écoles en immersion à Bruxelles augmente petit à petit. Mais au rythme actuel, la jeunesse bruxelloise devra attendre encore 100 ans pour que le droit à un enseignement bilingue soit généralisé. »

Et d’ajouter: « Nous avons entendu beaucoup de partis politiques dire qu'il sont favorables à un enseignement en immersion. Mais jusqu'à présent, cela reste à l’état de paroles. Avec le PTB nous trouvons qu'il est temps d'agir. Et c'est possible. La Région peut stimuler les communes qui font des démarches pour instaurer et généraliser l'enseignement en immersion. Telle est la demande formulée dans notre résolution. » conclut Françoise De Smedt.


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