Pour le PTB, le gouvernement bruxellois laisse depuis 7 ans le loup Uber entrer dans la bergerie du secteur taxi. Il est aussi responsable de la situation antisociale dans laquelle se trouvent les chauffeurs LVC suite au retrait d’Uber. Face à l’urgence sociale et en attendant la mise en place d’un vrai plan taxi, concerté et sans Uber, le gouvernement doit indemniser ces chauffeurs qui se retrouvent sans revenus.

Youssef Handichi poursuit : “Nous avons déposé en urgence une résolution demandant au gouvernement de prévoir une indemnité pour les chauffeurs LVC qui se retrouvent du jour au lendemain sans plus aucun revenu suite au retrait d’Uber. C’est la seule solution pour permettre de continuer les concertations nécessaires à l’adoption d’un plan taxi, sans permettre à Uber d’exercer à nouveau. Tout le contraire de l’ordonnance "sparadrap" proposée par la majorité alternative DéFi-Groen-One.Brussels-Open-Vld, qui adapte la réglementation actuelle selon la volonté d'Uber, sans améliorer les conditions des chauffeurs”. Et de poursuivre : “Mais tout le contraire aussi de ce que veut réellement le PS qui laisse une place importante à Uber dans son plan taxi. Ce qui s’est passé vendredi dernier montre bien comment le gouvernement bruxellois est devenu l’esclave de la multinationale Uber. Le futur plan taxi doit exclure les multinationales telles Uber, Heetch et consorts (par exemple en prévoyant uniquement une application publique). C’est la seule façon d’empêcher les multinationales Uber & Co de mettre ‘au pas’ le gouvernement en utilisant la détresse des chauffeurs. Sinon, quelle sera la prochaine exigence de cette multinationale ?”

Youssef Handichi insiste : “Le modèle économique prôné par ces multinationales est nuisible pour l’ensemble des travailleurs, il met sous pression l’ensemble de notre protection sociale. Il est donc nécessaire de mettre dehors Uber, comme cela a été possible à Barcelone”.