Le PTB demande de doubler la capacité de testing à Bruxelles pour limiter la propagation du virus

La capacité de testing reste trop limitée à Bruxelles en comparaison aux besoins et aux taux de positivité (10%). Depuis fin août, le ministre Alain Maron passe de promesse en promesse mais sur le terrain, les choses traînent et la pression sur la première ligne ne cesse d’augmenter. Françoise De Smedt, députée bruxelloise s’inquiète “Le virus se propage plus vite que le temps de réaction du ministre bruxellois et ce n’est pas une bonne nouvelle pour notre santé”.

 

Le 26 août, le ministre bruxellois s’est engagé à ouvrir trois nouveaux centres et à mettre sur pied une à deux équipes mobiles de testing. Plus d’un mois plus tard: seul un de ces trois centres promis en août a ouvert mais de l’autre côté, trois centres ferment ce jeudi 1er octobre. Au final, en date du 1er octobre, le nombre de centres aura diminué. “Alors que le nombre de cas positifs augmente, le ministre bruxellois ne semble toujours pas saisir l’urgence de la situation. En attendant, ce sont les médecins généralistes qui doivent pallier les manquements du gouvernement bruxellois” poursuit la députée de gauche.

Les experts s'accordent pour dire qu’il faut augmenter la capacité de testing à Bruxelles. Il faudrait doubler le nombre de tests réalisés par jour et passer à 8.000 tests par jour. Le but est de tester rapidement les personnes symptomatiques mais aussi de détecter les asymptomatiques qui risquent de contaminer leur entourage sans le savoir. C’est un élément central pour diminuer la circulation du virus.

Françoise De Smedt insiste: “Nous avons besoin de cette capacité de 8.000 tests maintenant: on ne peut pas attendre jusqu’au mois de décembre. Dans les écoles, de plus en plus de classes doivent fermer et faire tester l’ensemble des élèves : cela augmente encore plus le besoin de testing et la pression retombe une fois de plus sur les médecins de famille. Pourquoi Bruxelles reste à la traîne alors qu’Anvers a ouvert son village-test en juillet ?”.

Le 15 septembre, le ministre bruxellois promet l’ouverture de quatre villages de testing (Etterbeek, zone Sud, zone Nord et zone Ouest). Indignée, Françoise De Smedt confie : “Alors que les médecins généralistes et la première ligne lancent des appels à l’aide de plus en plus pressants, Alain Maron déclare ne pas vouloir précipiter les choses. C’est tout simplement incroyable. D’autant plus, qu'une semaine plus tard, il avoue qu’une des pistes (gare du midi) tombe déjà à l’eau.”

Le 21 septembre, un des trois centres (Pacheco) est enfin opérationnel mais ce centre arrivera à peine à pallier la fermeture de celui de Saint-Josse ainsi que le drive-in d'Anderlecht et le walk-in de Forest. La députée s’interroge: “Pourquoi la Cocom ne met-elle pas tout en œuvre pour garder le centre de Saint-Josse ouvert? Les efforts communaux et l’aide bénévole de la Croix Rouge ont permis de réaliser près de 2.300 tests en l’espace d’un mois mais sans l’aide de la Cocom, il ne peut pas perdurer”.

Le 22 septembre, Alain Maron déclare en séance plénière que l’ouverture du centre de Schaerbeek est bien avancée. Pourtant, quelques jours plus tôt: les médecins de la FAMGB, la Croix Rouge et l’administration de la Cocom s’entendent pour dire que le local proposé n’est pas conforme.

Le 27 septembre, un local conforme est enfin trouvé dans la nouvelle école Van Oost et Cécile Jodogne annonce dans la presse que le centre de Schaerbeek sera opérationnel dix jours plus tard. Mais sur le terrain, seul le local est prêt, tout le reste est un énorme chantier: gestionnaire, personnel soignant, matériel,... et la Cocom renvoie la balle à la commune.

Françoise De Smedt continue: “Ces retards répétés et cet enchaînement de petits couacs comme les définit Alain Maron montrent à quel point le ministre ne se soucie pas de la première ligne. C’est inquiétant d’entendre un ministre critiquer ouvertement les recommandations des experts quand il dit en séance plénière : J’entends beaucoup de gens demander des tests mais il est clair qu’ils ne servent à rien sans quarantaine. Vous revenez de zone à risque, vous vous mettez en quarantaine. C’est ça la règle! [...] Le dépistage n'est pas une solution miracle”.

Ce qu’il oublie c’est qu’il n’y a pas que les personnes qui rentrent de zone à risque qui doivent se faire tester. Les décisions répétées de la PSE (Promotion de la santé à l’école) de fermer des classes et de faire tester tous les élèves d’une même classe suite à deux cas positifs en est la preuve. C’est irresponsable, s'indigne la députée : “Chaque parent doit se débrouiller de son côté dans la cacophonie bruxelloise alors que les équipes mobiles promises par Alain Maron n’ont toujours pas vu le jour. A force de reporter ses engagements, le ministre bruxellois laisse le virus se propager et malheureusement il avance plus vite que l’action politique du gouvernement bruxellois.”

“Le PTB presse le ministre bruxellois à respecter les dead-line pour les quatre villages-test et à soutenir la création de centres locaux avec du personnel en suffisance pour que cela ne retombe pas une fois de plus sur la première ligne. Les centres locaux facilitent aussi l'accessibilité pour les patients qui peuvent aller se faire tester près de chez eux.” conclut l’élue de gauche.

Pour tirer la sonnette d’alarme, le PTB organise demain à 13h une action symbolique de testing devant le Parlement bruxellois afin de montrer les conditions dans lesquelles de nombreux médecins doivent travailler. Cette action sera suivie d’une interpellation de Françoise De Smedt au ministre de la santé.

 

 


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  • Giovanni Bordonaro
    a publié cette page dans Actualités 2020-10-26 17:06:16 +0100

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