Le PTB veut créer un pool de personnel de 250 remplaçants pour éviter un nouveau drame dans les maisons de repos

La situation dans les maisons de repos redevient inquiétante. Le coronavirus refait son entrée à la fois parmi les résidents mais aussi le personnel. Pour le PTB, il est indispensable d'anticiper le manque de bras pour éviter le drame que nous avons connu en avril dernier. Pour cela, le parti de gauche propose la constitution d'un pool de 250 remplaçants du personnel soignant, géré par Iriscare et fourni avec l'aide des agences d’intérim et des communes.

Françoise De Smedt, cheffe de groupe PTB au parlement bruxellois : « Personne ne veut plus revivre le drame que nous avons connu en avril dernier dans nos maisons de repos. Les retours de terrain alertent sur le manque de bras et le personnel qui court partout. Dans une maisons de repos il nous revient qu'une dizaine de travailleurs n'est pas revenue de la première vague et n’est pas remplacée. Cela se sent sur la charge de travail des autres travailleurs. Il faut anticiper cette fois avant qu'on ne doive à nouveau appeler l'armée. »

Et de poursuivre : « Iriscare a déjà un outil de surveillance de l'épidémie dans les maisons de repos (Limesurvey). Grâce à cet outil, Iriscare peut avoir une vue quotidienne du nombre de malades parmi le personnel des maisons de repos. Avec la constitution d'un pool de remplaçants, Iriscare pourrait être proactive et envoyer directement les remplaçants dans les maisons de repos qui signalent des malades. Cela permettrait d'éviter un absentéisme qui a aussi été problématique lors de la première vague. »

Pour le parti de gauche, il faut également donner de vrais salaires et ne pas appeler au bénévolat. Françoise De Smedt : « Nous demandons, comme en Flandre, que le personnel qui sera engagé dans ce pool, le soit aux mêmes barèmes que dans les soins de santé. C'est le moyen le plus efficace d'avoir du personnel qui peut travailler directement sans avoir besoin de trop d'encadrement. Et afin de constituer ce pool, Iriscare peut faire appel aux agences d’intérim ou encore Actiris. Une autre option est de rassembler les bourgmestres et de voir dans le personnel communal qui pourrait être détaché pour aider dans les maisons de repos. Comme la ville d'Anvers l'avait fait pour le testing par exemple. Il y a également des besoins d'aides psychologiques.
Enfin, troisième axe, prendre contact avec les écoles d'infirmières ou d'aides soignantes et les facultés de médecine pour que les étudiants des dernières années puissent aider également. Cela se fait à Charleroi, pourquoi pas à Bruxelles ? »

Et de conclure : « Le ministre de la santé Alain Maron ne peut plus dire qu'il ne savait pas. Il doit anticiper dès à présent le manque de personnel et aider les maisons de repos pour éviter l'absentéisme. Il n'est pas question de revivre le drame d'avril dernier. »


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  • Giovanni Bordonaro
    a publié cette page dans Actualités 2020-10-30 11:13:35 +0100

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