Plan global sécurité et prévention : “Le gouvernement ignore les recommandations votées au parlement”

Ce mardi, le ministre-président présentait au parlement bruxellois son plan global sécurité et prévention pour les années à venir. Pour le PTB, ce plan ne tient pas compte des recommandations que le parlement a lui-même votées il y a quelques mois sur le problème des relations police-citoyens. Le parti de gauche critique également l’absence de changement et de moyens concernant l’aspect prévention. Le ministre-président n’a apporté aucune réponses aux nombreuses questions qui se sont posées.

Leïla Lahssaini, députée PTB, réagit au plan global sécurité prévention du gouvernement bruxellois : « Où sont les principales recommandations que la parlement a votées après toutes les auditions sur le problème des relations entre police et citoyens ? Je n’ai rien vu sur le défi d’engager plus de candidats bruxellois dans la police, sur l’enjeu de valoriser le métier d’agent de quartier, sur des demandes de formations antiracistes plus longues, sur l’amélioration du dispatching par rapport aux appels d’urgence, sur la création de cellules de confiance indépendantes dans chaque zone de police. Avec le PTB nous jugions déjà que ces recommandations étaient insuffisantes vu l’urgence d’agir face au problème des violences policières et face au manque de confiance envers la police, mais ici, même les recommandations votées par les partis de la majorité sont absentes ! Où est donc le changement de cap promis après le vote des ces recommandations ? »

Sur le fond, la députée de gauche regrette le manque de mesures s’attaquant au problème des abus et des violences policières : « Aujourd’hui, vu l’actualité, plus grand monde ne nie qu’il y a des problèmes de violences structurelles dans la police, au point que pour la première fois un syndicat de policiers, ainsi que deux chefs de corps de deux grandes zones de police, l’ont reconnu dans la presse. La crise Covid est un révélateur et a accentué les problèmes entre citoyens et police avec le rôle dévolu à la police de faire respecter les règles Covid, changeantes, souvent incohérente et très mal communiquées et avec une répression accrue dans les quartiers populaires, comme l’a montré l’étude de la Ligue des Droits Humains », poursuit Leïla Lahssaini.

Le PTB regrette également que la prévention ne soit pas la priorité par rapport à la répression. Leïla Lahssaini : “Ensuite, quid des moyens pour la prévention ? On dit vouloir privilégier une approche préventive mais on reste dans les mêmes vieilles recettes et les moyens financiers ou humains supplémentaires ne sont pas dégagés. D’un côté des « forces de l’ordre » de plus en plus orientées vers le répressif, de l’autre côté on envoie des travailleurs au casse-pipe faire de la prévention avec des bouts de ficelle. Sans changement de cap, nous allons empirer la situation alors que tout le monde tire la sonnette d’alarme. La sécurité est un droit pour toutes et tous, il faut une politique juste et efficace.”

 

 

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