Dépistage dans les maisons de repos : assez de promesses, il faut un plan

Le nombre de tests réalisés à Bruxelles et les données du rapport de Sciensano montrent que Bruxelles est à la traîne dans la réalisation des tests dans les maisons de repos. Le PTB demande que la clarté soit faite sur la situation, qu'un planning détaillé soit réalisé au niveau régional par des équipes spécialisées de testings et qu'un fonds supplémentaire soit dégagé pour engager du personnel supplémentaire le temps de la crise.

Françoise De Smedt, cheffe de groupe PTB au parlement bruxellois : « La première vague de tests dans les maisons de repos a été annoncée depuis le 1er avril par le fédéral. Or ce 16 avril, Sciensano publie que seuls 235 résultats sont obtenus pour Bruxelles. On est très loin des 2000 tests qui devaient être réalisés dans la première vague. Il n'est tout de même pas normal d'avoir si peu de résultats de tests à Bruxelles alors que dans la même période plus de 9000 ont été reçus en Flandre et quasi 4000 en Wallonie. Le Ministre Maron dit que ce sont juste les résultats des tests qui traînent, et ne sont pas encore enregistrés. Mais les retours de terrain nous disent que parmi les 12 premières maisons de repos qui devaient être dépistées, il y en a qui n'ont été testées que cette semaine. Cela montre que le planning de testing est à la traîne à Bruxelles alors qu'il y a urgence pour sauver des vies dans nos maisons de repos. Il y a déjà eu beaucoup trop de décès et des vies qui auraient pu être épargnées. Nous rappelons que même pour les plus de 80 ans le taux de survie est de 85%! »

Pour le parti de gauche il est crucial de faire la clarté sur la situation et d'avoir un planning détaillé du testing. Françoise De Smedt : « Nous demandons au ministre bruxellois de la santé, Alain Maron, de donner des précisions sur le timing des tests. Quelles maisons de repos ont été testées et quand ? A quelles dates seront testées les 31 prochaines ? Quel est le planning précis pour les 20 000 tests prévus à Bruxelles ? Aujourd’hui aucun plan précis n’existe pour les prochains 20 000 tests bruxellois. Les équipes de dépistage doivent attendre d’être contactées par les maisons de repos. C’est exactement cette pratique qui a causé les retards de la semaine passée. Il n’y a pas de capitaine à bord et c'est inquiétant. »

Et de poursuivre : « Les maisons de repos ne sont pas suffisamment soutenues pour organiser les testings ou pour trouver le personnel nécessaire. La situation sur le terrain est compliquée et c’est encore à elles de devoir contacter les équipes de dépistage. Pourquoi ne pas prévoir une coordination régionale qui pourrait se charger de centraliser les besoins et de dispatcher le personnel ? Nous ne pouvons plus nous permettre des promesses qui ne sont pas tenues dans les temps, nous avons besoin d'un planning précis qui soit respecté. Il faut des équipes spécialisées de testing, qui effectuent les tests dans toutes les 31 maisons de repos, selon un planning précis. C’est la seule manière de garantir que les tests seront faits dans les temps et surtout d’une façon correcte. Nous demandons aussi que le fonds de 4 millions qui a été prévu par la région pour les maisons de repos soit élargi. Il faut de l'argent pour pouvoir engager des remplaçants et soulager le personnel qui est à bout pour le moment. Il y a urgence que le gouvernement bruxellois prenne l’organisation concrète des testings en main!".


Soyez le premier à commenter

SVP vérifiez votre boîte email afin d'utiliser le lien pour activer votre compte.

Prêt.e pour la grande vague du changement social ?